Ce procureur intérieur qui se prend pour le juge

J’ai découvert, de fil en fil, de lecture en lecture, de conférence en conférence, Olivier Clerc, qui a fondé les « Cercles de pardon ». Son constat : l’être humain a du mal à se pardonner, alors que ce pardon lui apporte libération.

Je vous renvoie, si cela vous intéresse, à son ouvrage Les Cercles de pardon.

✨ ✨  ✨

Le succès que ces cercles rencontrent n’est guère étonnant : les relations sont au cœur de notre identité, et donc de nos difficultés. Relation aux autres, relation à la société, relation à Dieu (ou à une puissance supérieure), relation à soi. Cette dernière n’est de loin pas la plus facile à soigner. En coaching je rencontre souvent des personnes qui n’ont pas confiance en elles, qui ont peu d’estime d’elles-mêmes, ou qui culpabilisent rapidement. Arrêtons-nous sur ce terme, culpabilité. Il vient du latin « culpabilis » qui signifie « coupable ».

Lorsque nous culpabilisons, nous nous jugeons : « coupable ! », dans un simulacre de procès intérieur où nous ne tenons pas toujours compte de la réalité, des conséquences réelles de nos actes ni de nos intentions.

Finalement, conclut Olivier Clerc, dans son ouvrage Le pardon à soi  :

Nous présentons à notre procès intérieur les éléments à charge. Mais :

Il me semble qu’un juge impartial entend la défense plaider :

Qu’ai-je fait exactement ? A différencier de ce qui aurait pu se produire, ou de ce que la personne en face pense que j’ai fait et qu’elle colore de ses interprétations.

A différencier de mes films catastrophes me représentant ce que cela aurait pu donner, ou de ma projection sur autrui de ce que moi j’aurais ressenti si j’avais vécu cela à sa place.

Dans un procès équitable, le juge ne regarde pas de la même manière un accident ayant provoqué la mort de quelqu’un et un meurtre.

Guettons notre voix intérieure: est-elle celle d’un procureur qui se prend pour le juge? C’est en ayant répondu franchement à ces questions que nous pourrons ensuite réparer notre faute si elle existe réellement.

✨ ✨ ✨

Et Olivier Clerc poursuit au-delà de la métaphore judiciaire :

Reconnaissons que nous nous maltraitons souvent intérieurement – mais ne culpabilisons pas ! Commençons par nous regarder

Il s’agit de changer, de porter un regard bienveillant sur nous-même, car nous le savons tous (mais surtout pour les autres) : nous grandissons mieux sous un regard bienveillant que sous un regard accusateur.

Alors comment progresser pour peu à peu avoir cette attitude bienveillante envers nous-même ?

Je vous propose

Par exemple en écrivant chaque jour trois pensées ou actions dont vous êtes fier(e).

Et de vous demander à chaque cas que vous voulez juger ce que vous diriez si l’accusé n’était pas vous mais votre sœur, votre ami, votre conjoint, votre enfant – une personne envers qui votre bienveillance est acquise.

Commencez par supprimer toute accusation qui pourrait concerner votre identité. Autant il est possible de conclure que l’on aurait pu mieux agir, autant il est destructeur d’en conclure que l’on EST bête, méchant, égoïste etc.

✨ ✨ ✨

Et si vous avez du mal à mettre tout cela en place, à arrêter de vous juger à partir du rôle du procureur ou à vous parler gentiment, contactez-moi! Je vous accompagne dans la recherche d’une saine relation à vous-même.

✨ ✨ ✨

✨ ✨ ✨

🎤 Vous avez aimé ? Dites-le-moi, cela m’encouragera ! Précisez ce qui vous a plus ou moins parlé. Et SURTOUT faites suivre à quelqu’un que vous connaissez, en lui suggérant de s’inscrire à ma newsletter, cela m’aidera vraiment. Merci !

🎤 Si vous avez besoin d’être accompagné.e contactez-moi (s.protais@mesailes.ch) ! Je peux vous aider dans ces domaines. Et pensez à visiter notre zone d’abondance : https://coach-protais.com/blog/

✨ ✨ ✨

Publications similaires